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La guerre en Ukraine et l’Afrique !

Statista.com

Par Kuissu Mephou Philippe

Aujourd’hui le monde est interdépendant et aucune crise ne peut aller sans des conséquences plus ou moins lointaines ; la globalisation, la mondialisation n’ont pas que des effets positifs : il y a le revers de la médaille !

Toutefois comme nous allons le voir, curieusement la guerre peut faire revivre certaines économies : la crise malienne, l’embargo sur le Mali est une bouffée d’oxygène pour l’Algérie qui fournit tout au Mali par le port de la Mauritanie.

L’Afrique n’échappe pas à cette règle.

Elle est touchée de plein fouet par la crise ukrainienne ; quelques repères

La Russie et l’Ukraine  représentent 30% des exportations de blé dans le monde ; le Maghreb importe 50% de son blé dans cette zone et l’Egypte importe 80% de son blé de cette zone, et il en va de même des pays de la zone CFA.

C’est tout dire !

Cela se ressent d’ailleurs car le Sénégal et le Cameroun ont déjà augmenté le prix de la baguette de pain !

Également, la Russie c’est 14% du charbon mondial et le charbon intervient dans la fabrication du ciment ; le prix du ciment va sans doute augmenter accroissant ainsi le cout des constructions immobilières et pire une incidence sur les loyers !

La crise ukrainienne est vraiment mal tombée ; A peine les économies africaines se relevaient de la COVID- 9 qu’elle est venue comme un coup de massue ralentir la reprise.

Cette crise qui entraine la montée du pétrole voit son prix augmenter dans certains pays comme le Nigeria.

Le Cameroun et le Sénégal ont des systèmes de stabilisation des prix ; Mais si la crise perdure ce système va-t-il tenir ?

Toutefois dans les autres pays toutes les activités qui ont le pétrole ou ses dérivés (essence, gas-oil, butane…)  comme composante  voient leurs coûts de production augmenter.

Les activités comme le transport et certaines industries voient leurs couts grimper.

Naturellement les entreprises protagonistes exportatrices de biens en crise rechignent à exporter pour d’abord satisfaire le marché local ; les économies africaines seront un peu plus déstructurées ; surtout celles de la zone CFA  dont la monnaie est une sous monnaie.

Cependant, elle n’est pas que négative cette crise ukrainienne.

Par exemple :  le Sénégal qui va commencer à produire le gaz en 2023 est aujourd’hui courtisée.

Les pays producteurs de pétrole pourront tirer leur épingle du jeu dans la mesure où les pays européens devant la crise se tournent vers d’autres marchés.

Cette crise a permis sur le plan politique et géostratégique de faire comprendre que le monde va vers une nouvelle bipolarisation.

Les BRICS d’une part et de l’autre côté l’union européenne et l’OTAN.

A un moment il faudrait choisir : déjà la Russie a mis deux pieds en Afrique : au Mali et en République Centrafricaine !

Parmi les pays du BRICS, seule la Turquie a un passé impérial ou de colon ; la Chine, la Russie, l’Inde, la Corée du nord pas vraiment et pour ces derniers d’abord le business …

La reconfiguration du monde et la position de l’Afrique seront les principales conséquences de cette crise.

Mais en attendant elle nous donne de comprendre que l’Afrique doit innover : le blé peut être cultivé dans certains pays comme le Sénégal.

Le pain peut être fait à base de manioc ; le solaire et l’éolienne peuvent être encore développés.

L’Afrique subit et souffre de cette guerre mais elle ne souffrira pas de famine ou de pénurie comme le disent certaines autorités européennes.

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Kuissu Mephou Philippe

Cyberjournaliste

Consultant

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