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L’incapacité de l’Afrique à promouvoir une dynamique économique endogène

Par Kuissu Gérard – Cyber Journaliste

L’incapacité de l’Afrique à promouvoir une dynamique économique endogène

Tous les continents depuis les années 80 se regroupent pour faire front commun et explorer toutes les pistes possibles de croissance commune. Contrairement à l’Union Africaine qui n’est union que de nom, il n’y a véritablement aucune dynamique économique véritable .

La CEMAC, la CEDEAO, la SADC, la CEN-SAD, l’UMA et l’EAC ne jouent pas pleinement, leurs rôles.

Une dynamique africaine véritable aurait crée une croissance réelle.

Cet endormissement donne de la place aux multinationales étrangères : Canal+, Orange, SGC, Bolloré, PMU, Ibis etc… Les organisations sous régionales n’amorcent pas véritablement une dynamique. Et devant ce vide nous assistons à l’exploitation en règle de l’Afrique. Sommet France/Afrique, Japon/Afrique, Turquie/Afrique, Inde/Afrique, Chine/Afrique, UE/Afrique.  Dans ces sommets l’Afrique va en rang dispersé : dette, aide, renforcement des entreprises étrangères sont généralement au menu.

Les entraves à l’émergence d’une dynamique interne sont nombreuses :

  • Les sous régions ne promeuvent pas une véritable intégration économique, dans le sens d’apporter des appuis ou, des facilités.
  • La majorité des régions en Afrique ne disposent pas de moyens de transports aériens, terrestres, ferroviaires ou maritimes fiables.
  • Aller d’une capitale à une autre est parfois un exploit ! Joindre Brazzaville depuis Kinshasa séparé par un fleuve n’est pas aisé.

Au lieu d’avoir plusieurs petits ports insignifiants du point de vue du volume du trafic, comme Libreville, Port Gentil, Pointe Noire, Kribi, Malabo etc. La CEMAC par exemple aurait pu se doter d’un grand port sous régional ou tous les bateaux arrivent et les marchandises ensuite acheminées vers les autres ports par des structures plus appropriées réduisant considérablement les délais et les coûts.

Ainsi un bateau en provenance de l’Europe ou d’ailleurs au lieu de faire des transits à Freetown, Accra, Abidjan, Dakar, Cotonou, Lomé, Douala, etc… ; Pourrait simplement faire Dakar et Douala par exemple ! Ou tout au plus trois ou quatre ports !

Et de même, au lieu d’avoir des aéroports inutiles sous exploités, les pays d’une région pourraient s’organiser et avoir un grand HUB. Une véritable plate-forme de correspondance, de regroupement des compagnies aériennes nationales et étrangères. Pour de grandes comme de petites compagnies.

En ce moment, plusieurs capitales africaines dépendent largement de compagnies européennes pour ne citer que Air France ou encore SN Brussels.  

Autre blocage au décollage interne de l’Afrique, à coté de cette incapacité à impulser une dynamique interne, c’est l’arrivée puissante de l’inde, de la Turquie, de la Chine et du Japon sur le marché africain. Et à coté de cela l’ouverture de Dubaï sur l’Afrique

L’absence de volonté politique, est un frein réel !

La monnaie est une problématique pas encore abordée. Certaines banques centrales ne sont pas véritablement indépendantes et pire certaines richesses stratégiques sont hors de la souveraineté des peuples. A ce jour un ressortissant camerounais a besoin d’un visa pour se rendre à Dakar alors que le ressortissant canadien ou français n’en a pas besoin ! Il est plus facile d’expédier un colis à Paris depuis Libreville que d’expédier un colis de Douala à Dakar !

Pire le billet d’avion entre des pays africains voisin est parfois hallucinant ! Trop cher ! Le vol Douala Dakar est quasi au même prix qu’un vol Douala Paris ! Autant d’incongruités !

Cet état de fait rend la circulation des biens et des personnes pénible. Conséquences dans le monde des affaires : l’homme d’affaire plus pragmatique et réaliste, ira en Chine, à Dubaï en Inde se ravitailler !

Cette absence de volonté politique fait en sorte que le Cameroun voisin du Nigeria qui est déjà à plus de 120 millions d’habitants n’exploitent pas cette proximité pour écouler ses productions !

Et la conséquence directe est là : Des multinationales non africaines occupent des secteurs ou nous avons fait nos preuves : Le café, le curry, l’eau minérale, le thé, la téléphonie, l’assurance, la banque, le bâtiment, l’élevage !

Une véritable dynamique africaine aurait permis à des entreprises africaines comme UBA, Route d’AFRIQUE , ECOBANK,  DANGOTE, AFRILAND FIRST BANK , ETHIOPIA AIRLINES, NSIA ASSURANCE, MTN qui ont définitivement prouvé leur savoir-faire, d’être des leaders sur le continent en lieu et place d’e Orange, SGC, Bolloré, Canal plus, AXA, etc… 

Pire, aucune de ces entreprises africaines ne peut prospérer dans les autres continents. Cette absence de dynamique interne a un autre impact, l’Afrique subit parfois des conséquences de crises extérieures !

Si elle était dans une dynamique commune elle serait mieux parée pour affronter ces crises. Les structures sous régionales ne devraient pas se limiter à des parades et des discours il faut des actes véritables d’intégration…

Mais en même temps comment faire avec des chefs d’Etat demi-dieu qui ne sont pas présents à ces sommets ? Nous devrions assister à des sommets SADC-CEMAC, CEDEAO-CEMAC ou SADC-EAC ou enfin CEDEAO avec l’UMA.

A coté des sommets  France Afrique ou Chine AFRIQUE ou nous irions plus forts plus unis !

Ce n’est pas normal qu’à ce jour les capitales de la CEMAC n’aient aucune liaison directe terrestre ou aérienne régulière ; ces capitales n’ont de compagnies nationales viables !

L’absence de cette dynamique permet à des entreprises comme AIR France de faire considérablement du chiffre sur la destination l’Afrique ! Sur pratiquement toutes les capitales africaines elle a sept liaisons par semaine !

Sur BAMAKO c’est 14 !!! Elle se fait tellement de beurre que malgré l’embargo de la France sur le Mali AIR FRANCE a négocié pour continuer à desservir cette ligne juteuse !

Les échanges sud-sud et en particulier entre les économies africaines doivent se relever de leur léthargie : pour cela, le peuple, le syndicat, le patronat, la société civile doit agir de concert pour pousser les politiques responsables de cette situation à agir !

CEMAC : Communauté des Etats de l’Afrique Centrale

CEDEAO : Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest

SADC:   La Communauté de Développement de l’Afrique Australe

CEN-SAD: Communauté des Etats Sahélo-Sahariens

UMA: Union du Maghreb arabe

EAC: East African Community

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