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La saturation des capitales africaines, facteur d’instabilité

Plusieurs pays en Afrique ont une structuration irréaliste ; et on peut s’étonner que nous continuions après 60 années d’indépendance sur le même modèle.

A l’exception des pays d’Afrique du Nord, du Nigeria, du Cameroun et de l’Afrique du Sud, la majorité des pays africains n’ont qu’une ville attractive !!! Une ville dans le sens plein du mot !!!

On peut considérer les autres villes comme des villages !

Au Togo il y a Lomé et puis plus rien !

Au Mali il y a Bamako et puis rien !

Au Burkina il y a Ouaga et puis rien !

Au Tchad, il y a N’djamena et puis rien

Au Niger il y a Nyamey et …

A Sao Tomé et Principe il y la ville de Sao Tomé et puis rien !

En Centrafrique il y a Bangui et puis rien !

A Djibouti, au Burundi, Congo, Malawi les activités sont essentiellement concentrées dans la capitale !

Ce qui freine véritablement les activités dans les autres villes qui n’ont au bout du compte pas de secteur phare sur lequel s’appuyer.

Si des villes comme Dakar, Abidjan, Libreville, Accra, Conakry, Freetown … évoluent c’est en raison de deux facteurs essentiels : le port et la capitale, siège des institutions sont au même endroit.

Et cela a rendu ces villes hypers urbanisées, hypers centrées au détriment des autres villes !

Tout s’y retrouvent : embouteillage, délinquance, pauvreté, banditisme, chômage.

Le Nigeria a merveilleusement bien résolu ce problème en déplaçant la capitale à Abuja laissant Lagos respirer !

La Cote d’ivoire et le Benin ont certes une capitale politique mais  le gouvernement siège toujours et encore dans la capitale économique Abidjan et Cotonou !

Pourtant Yamoussokro et Porto-Nono existent bien !

Les modèles par excellence sont le Maroc et l’Afrique du sud… Et un peu le Cameroun

En Afrique du Sud

La capitale politique c’est Pretoria

La capitale économique c’est Johannesburg

Le siège du parlement c’est au Cap

Au Maroc la capitale c’est Rabat ; les affaires sont à Casablanca et d’autres villes ont d’autres centres d’intérêts comme Tanger avec le Tourisme !

Le Cameroun a la capitale politique à Yaoundé et la capitale économique à Douala ville portuaire. Et depuis, le Cameroun essaie sans succès d’ouvrir un port à Kribi et d’autres ports fluviaux.

Ce qui fait que le Cameroun a quand même deux grandes villes dont aucune n’envie l’autre.

Mais comparativement aux autres pays d’Afrique le Cameroun a des villes moyennes et viables auprès de ces deux grands pôles urbains : Garoua, Bafoussam, Bamenda, Ngaoundere et Maroua sont des villes de loin plus viables que leur penchant dans d’autres pays africains :

Le Nigeria a créé sa capitale au centre Abuja pour désengorger Lagos une capitale saturée de quinze millions d’habitants !

Les pays ayant une hyper ville devraient séparer les affaires politiques et administratives de la capitale économique.

Plus simplement cela ne sert à rien d’avoir des villes surpeuplées et l’arrière-pays sous développé, sans eau, sans installation internet, et électricité !

Le Togo, le Sénégal, le Ghana pourraient se lancer dans cet exercice qu’ont déjà expérimentés le Brésil et le Nigeria sous d’autres cieux.

Au Sénégal il y a un effort fait dans ce sens, la ville de Dakar s’étend vers Diamniadio à 30 km ou déjà un imposant aéroport a été construit.

Origine des instabilités

Ayant tout concentré dans les grandes métropoles pour la plupart capitales politiques, économique, le moindre soubresaut déstabilise le pays.

Toutes les richesses et les activités y étant concentrées attirent les jeunes des zones rurales qui viennent créer des bidonvilles.

L’absence d’aires de jeux, de parcs de jeux, de parking etc… engendre un désordre urbain hystérique ; les jeunes sans repères et sans occupations s’adonnent à la drogue, l’alcool et le sexe, favorisé par la promiscuité !

L’absence de décentralisation et de fédéralisme compliquent la situation avec un pouvoir centré à la capitale. La représentativité au niveau du pouvoir devient un enjeu majeur.

Effectivement, une région sans une élite influente dans le régime en place court le risque d’être oubliée dans le projet de développement des villes.

Afin de booster les investissements et développer d’autres pôles économiques socialement viables ; il serait judicieux de séparer les capitales politiques des villes culturelles, économiques ou portuaires.

Nos villes n’ont pas encore véritablement atteint leur apogée ;

Il devient impératif et urgent face au défi de l’urbanisation de repenser les villes africaines de demain sous les prismes de l’urbanisme, l’architecture et l’écologie.

Par Kuissu Mephou gerard

Cyberjournaliste

Consultant

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